Comment reconnaître les relations toxiques ?
CES RELATIONS QUI FONT SOUFFRIR
Nos relations (familiales, amicales ou amoureuses…) jouent un rôle central dans notre bien-être, mais certaines te font plus de mal que de bien ? Humour piquant, remarques blessantes, mensonges, humiliations, réactions disproportionnées et/ou inattendues (Ghosting soudain, crises violentes, humeur changeante) ? En la présence de ces personnes, tu te sens tendu·e, confus·e ou complètement vidé·e ? Avec parfois l’impression d’avoir dit ou fait quelque chose de travers sans vraiment savoir quoi ? De marcher sur des œufs, sans pouvoir être pleinement toi-même ?
Es-tu souvent attiré·e par les mêmes profils qui te font souffrir ? Le/la manipulateur·trice, le/la contrôlant·e (Control Freak), l’éternelle victime, le/la pervers·e narcissique, le/la dépendant·e affectif·ive ou l’émotionnellement évitant·e qui fuit l’engagement ? Les visages changent, mais la dynamique reste identique… Et tu en as marre de reproduire les mêmes schémas relationnels négatifs.
À force, ces montagnes russes émotionnelles (tristesse, colère, déception, stress, frustration…) finissent par t’épuiser et tu commences peut-être même à te demander si le problème ne viendrait pas de toi…
RELATIONS DYSFONCTIONNELLES VS RELATIONS TOXIQUES
Entretenir des relations saines et épanouissantes est possible.
D’ailleurs, pour mieux naviguer dans la complexité des rapports humains, il est essentiel de savoir distinguer les relations dysfonctionnelles des relations toxiques.
S’il est impératif de se protéger de celles qui sont toxiques, les dynamiques dysfonctionnelles peuvent être améliorées si chacun·e y met du sien !
La relation dysfonctionnelle = fonctionne mal.
La relation toxique = fait du mal de manière intense et répétitive.
DÉFINITION : RELATIONS DYSFONCTIONNELLES
Dans une relation dysfonctionnelle, la relation (couple, ami·e·s, parent/enfant, frère·s/sœur·s, collègues…) fonctionne mal à cause d’une dynamique déséquilibrée et de réactions automatiques néfastes.
Les conflits ne sont pas la source du problème (toutes les relations en ont), mais plutôt leur gestion inefficace. Fatigue, tensions, trop-plein émotionnel… Beaucoup de choses peuvent nous parasiter et nous pousser à réagir de façon dysfonctionnelle (réactions impulsives, défensives, agressives, excessives et/ou maladroites). S’énerver et dire le mot de trop, agir à chaud puis le regretter. Ces dérapages ponctuels reposent souvent sur nos mauvaises habitudes de communication (reproches, mensonges, non-dits…), notre mauvaise gestion du stress, des émotions (peur, colère, tristesse) et des conflits.
Nous réagissons en mode automatique quand nos blessures émotionnelles sont activées (rejet, abandon, trahison, humiliation, injustice), que l’on obéit à nos conditionnements (messages contraignants (« Sois fort·e ! » , « Fais plaisir ! »), s’enferme dans les 12 erreurs de pensée et/ou répète des schémas familiaux… Quand nos réflexes nous dirigent, nos interactions risquent grandement d’être dysfonctionnelles. La solution ? Agir en conscience, c’est-à-dire choisir délibérément notre parole et nos actions.
Dans ces dynamiques dysfonctionnelles, il n’y a pas une personne fautive et une autre qui subit, chacune a (souvent malgré elle) sa part de responsabilité dans ce déséquilibre.

AMÉLIORER LES RELATIONS DYSFONCTIONNELLES
Ne passons plus à côté des relations qui ont le potentiel d’évoluer favorablement !
Bonne nouvelle, ces relations peuvent devenir plus saines, équilibrées et épanouissantes, à condition que l’ensemble des personnes concernées se remette en question et transforme ses comportements dysfonctionnels.
Parmi les relations dysfonctionnelles courantes, il y a :
LA RELATION FUSIONNELLE
C’est avoir besoin d’être tout le temps ensemble ou en contact (messages, appels…) ; se sentir seul·e ou perdu·e sans l’autre ; ressentir de la peur, de l’anxiété ou de la tristesse dès que l’autre fait quelque chose sans nous ; idéaliser cette relation jusqu’à créer une bulle « parfaite » nous coupant du reste ; tout fusionner (nos identités, décisions, comportements, goûts, ami·e·s, passions, projets, etc.) ; attendre que l’autre soit tout pour nous, qu’il/elle réponde à tous nos besoins (émotionnels, sociaux…) ; fuir les conflits ou au contraire en vivre de très intenses…
SOLUTIONS
Redevenir une personne distincte, capable d’exister sans l’autre (faire des activités seul·e, voir du monde et avoir ses propres ami·e·s, etc.) ; mettre plus de distance avec l’autre (lui écrire, l’appeler et le/la voir moins souvent, ne pas répondre à ses messages tout de suite…).
LE TRIANGLE DRAMATIQUE DE KARPMAN : VICTIME-BOURREAU-SAUVEUR·SE
En analyse transactionnelle (AT), cette dynamique « dramatique » (réactions excessives, émotions intenses : tristesse, colère, jalousie, angoisse, honte, culpabilité…) est composée de trois rôles : Victime, Bourreau et Sauveur·se.
L’attitude de la Victime : se plaindre ; se dévaloriser, se sentir incapable et/ou impuissante ; en colère/triste ; injustement traitée ; ne pas prendre ses responsabilités ni agir pour améliorer les choses et aller mieux. Besoins inconscients : être au centre de l’attention ; avoir l’affection, le soutien, la compassion et l’amour d’un·e Sauveur·se ; attendre d’être aidée/ sauvée.
L’attitude du/de la Sauveur·se : donner, conseiller, aider, protéger sans qu’on lui demande ; ressentir de la pitié et de l’affection envers la Victime et porter toute la responsabilité de son bien-être ; éprouver de la colère envers le Bourreau qui cause le mal-être de la Victime ; ne pas arriver à fixer ses limites ; sacrifier ses besoins et envies pour prendre soin de la Victime (à l’instar d’une relation co-dépendante). Besoins inconscients : se sentir utile/indispensable ; être aimé·e et fuir ses propres problèmes.
L’attitude du Bourreau (ou « Persécuteur ») : a le rôle du « méchant » ; peut juger, dévaloriser et accuser la Victime ; se comporter de manière autoritaire (imposer ses idées et volontés) et/ou agressive envers elle. Besoins inconscients : garder le contrôle ; décharger sa colère et ses frustrations sur la Victime et se sentir supérieur à elle.
Les rôles peuvent s’alterner. Le/la sauveur·se qui se fatigue et s’énerve de ne pas voir la Victime aller mieux (« Tu ne fais aucun effort ! ») peut devenir Bourreau ; la Victime qui se plaint et se sent abandonnée (« Tu m’as laissée tomber ! ») bascule ainsi en Bourreau accusateur ; le Bourreau qui se sent attaqué se défend (« Tu ne fais que me critiquer ! ») et se place ainsi en Victime.
SOLUTIONS
Pour sortir de ces schémas limitants, commençons par en prendre conscience et accepter de ne plus avoir jouer ce·s rôle·s ! D’ailleurs, la Victime ayant le rôle principal, sans elle il n’y a pas de triangle dramatique.
Ensuite, il est nécessaire d’identifier les besoins cachés du rôle que l’on a tendance à jouer, puis pour sortir de l’attitude :
- De la Victime → Attendre que les émotions s’apaisent avant de communiquer ; au lieu de ruminer et de se plaindre, passer à l’action même petite (poser une limite, demander de l’aide clairement) et prendre ses responsabilités (régler ses problèmes, combler ses besoins).
- Du/de la Sauveurse → Intervenir seulement si on nous l’a demandé et si oui, aider sans se sacrifier; rendre à la Victime la responsabilité de ses choix ; apprendre à dire « non », à fixer ses limites ; à prendre soin de ses propres besoins et à se faire plaisir sans culpabiliser.
- Du Bourreau → Exprimer clairement et calmement à la Victime ses besoins et demandes sans l’attaquer (CNV) ; respecter son attitude, ses choix et limites ; s’empêcher de la juger et de la dévaloriser ; apprendre à apaiser ses émotions et à canaliser sa colère ; s’excuser pour sa part de responsabilité dans la situation.
LES RELATIONS AVEC UNE PERSONNE AU PROFIL ÉMOTIONNELLEMENT ÉVITANT (ATTACHEMENT ÉVITANT – LOVE AVOIDANT)
Selon la théorie de l’attachement, une personne au profil émotionnellement évitant a tendance à fuir l’intimité affective, pourtant essentielle à toute relation saine et durable. Elle est mal à l’aise avec ses émotions, qu’il s’agisse de les ressentir ou de les exprimer. Le fait d’être facilement coupée de ses propres besoins affectifs met une distance émotionnelle, même dans l’intimité. Elle se surprotège et évite d’aborder les sujets sensibles, refusant d’être et de se montrer vulnérable. Ainsi, elle préfèrera changer de sujet plutôt que d’avoir de l’empathie pour nous. Elle n’est pas très démonstrative : peu de messages, de marques d’affection, d’amour. Inconsciemment, elle craint de souffrir, de perdre sa liberté, d’être envahie et a une peur bleue de l’engagement. Ainsi, elle alterne des phases de proximité et de distance (« Suis-moi je te fuis, fuis-moi je te suis. ») ou alors, est très présente au début puis s’éloigne dès que la relation devient sérieuse. Elle fuit les conflits ou passe rapidement à autre chose sans vraiment traiter le problème de fond (« Ça ne sert à rien ! »). Ses stratégies d’évitement peuvent varier : surinvestir son travail ou une passion, privilégier les relations superficielles, etc. Chez l’autre, ce manque de proximité, d’intimité et cette instabilité peuvent engendrer beaucoup de frustration, d’incompréhension, de colère, un sentiment de solitude, ou même réouvrir des blessures (rejet, abandon…).
SOLUTIONS
- Pour la personne au profil émotionnellement évitant : prendre conscience de cette tendance ; se reconnecter aux ressentis (Journaling émotionnel, yoga…) ; s’entraîner à nommer ses émotions et états internes (fatigue, stress, etc.) ; rester en lien sans fuir, rester présente à ce qui est inconfortable ; être accompagnée par un·e psychiatre, psychothérapeute (TCC) ou coach·e pour prendre conscience et sortir de ses croyances limitantes, de ce schéma répétitif, cicatriser ses blessures, apprendre à cultiver un sentiment de confiance en soi et dans ses relations.
- Pour l’autre : éviter de la poursuivre ou de l’envahir, lui laisser de l’espace ; prendre conscience que comprendre ne signifie pas tout accepter : ne pas se sacrifier, poser des limites claires en fonction de nos propres besoins ; intégrer que notre propre valeur ne dépend pas de la présence d’autrui, etc.
DÉFINITION : RELATIONS TOXIQUES
Dans une relation toxique, la relation fait du mal de manière intense et répétitive. Dans ce type de dynamique profondément destructrice, l’une des personnes exerce une forme de manipulation, de domination et d’emprise sur l’autre.
Cet ascendant constitué de violence verbale (insultes, humiliations, cris, dévalorisations…) et/ou de violence physique (gestes agressifs, intimidations, coups…) laisse souvent de lourdes séquelles au niveau de la santé mentale et/ou du corps de la victime : insécurités, perte de repères, souffrance émotionnelle (dépression…), douleurs physiques, identité fragilisée, anxiété et angoisse… la liste est longue ! À force d’être humiliée, rabaissée, la personne malmenée peut finir par s’épuiser et remettre en question sa perception de la réalité, au point d’avoir l’impression de devenir folle.
Une relation ne naît pas toujours toxique, elle peut devenir néfaste de manière insidieuse et progressive. D’ailleurs, les relations toxiques démarrent parfois par une stratégie de séduction telle que le Love Bombing (« bombardement d’amour ») qui consiste à submerger l’autre d’attentions, d’affection, de compliments, donnant l’illusion d’une amitié ou d’un amour parfait. Le but caché est que l’autre, en mordant à l’hameçon et en s’attachant rapidement, soit plus manipulable.
SORTIR ET SE PROTÉGER DES RELATIONS TOXIQUES
Face à une personnalité réellement toxique, vouloir « réparer » la relation et attendre que l’autre change est inutile et illusoire. En effet, les gens se transforment rarement.
La priorité est donc de se protéger en mettant de la distance :
- Distance relationnelle (écosystème relationnel) : réévaluer le degré de proximité et donc d’intimité avec cette personne, par exemple : un·e ami·e proche peut devenir un·e copain·ine social·e et vice versa.
- Distance physique : fuir les red flags ; moins voir la personne nocive ; s’en éloigner autant que possible voire mettre fin à la relation si on en ressent le besoin.
- Distance psychique : moins parler à cette personne et/ou filtrer ce qu’on lui dit pour ne partager que des choses superficielles et moins risquées, c’est-à-dire éviter de parler de sujets sensibles et trop intimes qui exposeraient notre vulnérabilité et pourraient amener à des jugements, à des propos répétés, déformés ; éviter le piège des belles paroles : observer les comportements sans s’accrocher aux fausses promesses.
Pour mesurer le niveau de violence d’une relation, le « violentomètre » est un outil efficace utilisé par différentes structures. Il classe les comportements du plus sain au plus nocif, ce qui permet d’identifier les attitudes inacceptables et de sortir du déni si nécessaire. Bien que parfois banalisées, certaines sont des alertes à prendre très au sérieux. Il peut s’adapter à tous types de relations, par exemple celui-ci concerne les couples :

Source : site de la Ville de Lausanne
Dans le canton de Genève, une ligne téléphonique a été mise en place pour toute victime et/ou témoin de violences domestiques : 0840 110 110 (appel anonyme, 7j/7, 24h/24). Elle offre une écoute et oriente vers des services spécialisés (plus d’informations sur le site de la République et canton de Genève).
L’association genevoise « AVVEC » aide également les victimes de violences en couple.
Particulièrement insécurisantes et destructrices, les relations toxiques sont souvent complexes, alors pour s’en protéger, examinons les signes avant-coureurs.
9 CRITÈRES POUR REPÉRER LES PERSONNES TOXIQUES
Il existe plusieurs types de personnalités toxiques qui ont souvent des traits communs, plus ou moins marqués. En prendre conscience permet de les reconnaître plus facilement pour s’en éloigner, afin de protéger notre santé mentale et notre équilibre émotionnel.
1. ELLES SONT TRÈS INSTABLES ÉMOTIONNELLEMENT.
Elles changent souvent d’avis, d’humeur et d’attitude. Leurs réactions sont imprévisibles et disproportionnées : vive colère ou silence radio pour un rien (comportement passif-agressif…), retrait affectif soudain (Ghosting : arrêt de toute communication sans explication) ; Love Bombing : donne de l’attention et de l’affection de manière surdimensionnée au début puis plus rien…), font qu’on ne sait jamais sur quel pied danser. Elles alternent souvent entre la bienveillance et le jugement, la proximité affective et la distance. Le décalage entre leurs paroles et leurs actions les rendent incohérentes : leurs promesses ne sont pas tenues, leurs excuses ne sont jamais suivies d’un changement de comportement, etc. Pour éviter les tensions, les crises et/ou le rejet, on peut se sur-adapter : agir selon les besoins et/ou envies des autres sans tenir compte des nôtres. Leur imprévisibilité et leur instabilité émotionnelle créent un climat d’insécurité, une forme d’addiction relationnelle basée sur un système de récompense aléatoire. Cela pourrait être le cas par exemple lors d’un Trauma Bonding, dans lequel une victime développe un attachement émotionnel aussi fort que douloureux envers son agresseur.
2. ELLES SONT HYPER CONTRÔLANTES.
Elles sont intrusives et envahissantes. Elles veulent tout savoir : où on est, ce qu’on fait, avec qui, pourquoi, surveillent nos messages, nos réseaux sociaux, décident à notre place qui on peut voir et quand, ont un avis sur tout (ami·e·s, famille, choix, projets…). Elles imposent (subtilement ou non) leurs pensées, leurs préférences et leurs attentes. Elles ne respectent jamais nos limites et s’énervent si on leur tient tête : elles insistent quand on leur dit « non », se moquent de nos envies et besoins, nous font culpabiliser quand on leur refuse quelque chose… Ce besoin de tout contrôler ou de dominer peut se manifester par de la jalousie excessive (hypervigilance), des réactions émotionnelles fortes, etc. Notamment chez le/la « partenaire contrôlant·e » qui, en couple, surveille tous nos faits et gestes. À terme, on se sent oppressé·e, étouffé·e, sans jardin secret ni liberté d’être, de penser et d’agir.
3. ELLES SONT ÉGOCENTRIQUES VOIRE NARCISSIQUES.
Elles ne se préoccupent que de ce qui les concerne. Elles prennent toute la place, n’écoutent pas et monopolisent la parole à ne parler que d’elles, de leurs problèmes ou réussites. Nombrilistes, elles s’assurent d’être au centre de l’attention, cherchent à être plaintes ou admirées sans jamais vraiment accepter la critique. Elles peuvent attirer un·e dépendant·e affectif·ive ou un·e co-dépendant·e qui a tendance à se sur-adapter et à s’oublier pour l’autre. Dans des cas extrêmes, la personne pathologiquement narcissique (trouble de la personnalité narcissique – TPN) aura une image grandiose d’elle-même, un sentiment de supériorité (mégalomanie), un fort besoin d’être admirée… Quand on est avec une personnalité narcissique, on passe au second plan.
4. ELLES SONT ÉGOÏSTES.
Centrées sur leurs propres besoins, elles négligent les nôtres. Leur manque d’empathie les empêche de se mettre à notre place : insensibles à nos émotions et à nos besoins, elles ne se réjouissent pas avec nous des bons moments et ne sont pas là pour nous soutenir face aux épreuves. Elles peuvent parfois même prioriser leurs besoins à notre détriment, sachant que cela nous fait souffrir. La relation est généralement déséquilibrée, frustrante et épuisante, car on donne beaucoup jusqu’à s’oublier sans recevoir en retour.
5. ELLES JUGENT ET RABAISSENT CONSTAMMENT.
Humiliations, dévalorisations, sarcasmes… Elles ne font que nous critiquer ! Rien n’est assez bien à leurs yeux, on n’est jamais à la hauteur de leurs attentes et exigences. Elles n’arrêtent pas de relever le négatif : nos défauts, nos faiblesses, nos problèmes et échecs, etc. Elles nous agressent en nous envoyant des piques blessantes, nous attaquent systématiquement (personnalité, apparence, choix, compétences…). À force, cela nous fait perdre confiance en nous, fragilise notre estime personnelle au point de se sentir inférieur·e ou nul·le…
6. ELLES N’ASSUMENT PAS LEURS RESPONSABILITÉS.
Elles ne se remettent jamais en question pour faire évoluer les choses, n’admettent pas leur part de responsabilité dans les conflits. Plutôt que de reconnaître leurs erreurs, elles les minimisent en se justifiant beaucoup, inversent les rôles en rejetant la faute sur nous (reproches : le « tu » qui tue !) ou sur les circonstances. Entre autres, les profils ayant le syndrome de Peter Pan fuiront toute responsabilité ; les éternelles victimes s’apitoieront sur leur sort pour obtenir le soutien des autres, etc. Après nous avoir blessé·e·s (humilié·e·s , rejeté·e·s , trahi·e·s , etc.), elles ne cherchent pas à « réparer » notre blessure émotionnelle, ne restaurent pas notre confiance en améliorant leurs comportements et en s’excusant sincèrement. Cela condamne la relation à stagner dans des conflits permanents. Alors, on se remet trop en question au point de se croire coupable de tout. Incompris·e, on s’épuise à porter seul·e le poids de la relation, à compenser ce qui ne va pas.
7. ELLES ISOLENT.
Leur devise : « Diviser pour mieux régner ! » Elles ont tendance à nous éloigner progressivement de notre entourage (ami·e·s, famille…) qu’elles critiquent constamment. On peut en venir à se disputer facilement avec nos proches, à complètement couper les ponts alors qu’on tenait à ces personnes. Elles nous mettent la pression pour que l’on passe toujours plus de temps avec elles. En supprimant nos interactions sociales, on se retrouve sans repères extérieurs, pourtant nécessaires pour avoir un regard critique, du recul et une perception de la réalité plus nuancée et juste. Solitude, déprime voire dépression, cet isolement renforce notre dépendance affective envers cette personnalité toxique. On est de plus en plus vulnérable et coincé·e dans cette relation.
8. ELLES MANIPULENT.
Pour obtenir ce qu’elles veulent, elles instrumentalisent nos émotions, profitent de notre gentillesse et exploitent nos vulnérabilités (insécurités, blessures émotionnelles, traumatismes…) et notre culpabilité, pitié et/ou honte. Calculatrices, elles utilisent des mécanismes psychologiques subtils (conscients ou non) qui sont, entre autres : le chantage affectif (« Si tu m’aimais vraiment, tu ferais [ça pour moi…] »), l’hypocrisie (fausse gentillesse, flatterie…), le fait de nous bercer d’illusions (qu’elles vont changer, que l’avenir sera meilleur…), d’invalider nos émotions (« Tu es trop [sensible…] »), de nous perturber par leurs grandes contradictions (beaucoup de compliments suivis de violentes critiques, être adorables puis très indifférentes ou méchantes…) ou d’appuyer là où ça fait mal. Par exemple, si on a peur de l’abandon, elles pourraient nous menacer d’une rupture ; si on craint le conflit, nous intimider par leur colère ; si on manque de confiance, nous rabaisser pour nous faire céder, etc. Elles peuvent mentir, nier les faits, parfois jusqu’au gaslighting (nous faire douter de notre perception de la réalité : « Tu inventes, ça ne s’est jamais passé comme ça… »). Autant de leviers déstabilisants qui influencent nos perceptions, choix et actions ! Les risques sont, entre autres, d’accepter des comportements qui ne nous conviennent pas et/ou qui sont destructeurs et de nous éloigner de ce qui compte pour nous.
9. ELLES SONT PERVERSES.
Malintentionnées, elles prennent un plaisir sadique à nous faire et/ou voir souffrir. Parmi elles, les pervers·e·s narcissiques (PN) sont dans une stratégie de séduction vicieuse, jouent de leurs charmes de manière très destructrice. Leurs objectifs principaux ? Nourrir leur amour-propre et garder le contrôle, souvent à notre détriment. Derrière une assurance de façade se cache une estime de soi très instable, qui ne dépend en fait que du regard extérieur, d’où leur soif de flatter leur ego. Les pervers·e·s narcissiques peuvent comprendre intellectuellement les émotions, mais n’éprouvent pas d’empathie pour nous.
SORTIR DES LIENS TOXIQUES, CONSTRUIRE DES RELATIONS SAINES
Arrêtons autant que possible de nous gâcher la vie à cause des relations !
Être bien avec soi-même étant la base fondamentale pour être bien avec les autres, il est essentiel de cultiver l’amour de soi, d’apprendre à fixer ses limites pour fermer la porte aux comportements qui ne nous conviennent pas et ainsi consacrer notre temps et notre énergie à nourrir des relations épanouissantes.
ET TOI ?
Cette relation te fait-elle globalement grandir ou t’enferme-t-elle ?
Te tire-t-elle vers le haut ou vers le bas ?
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Coaching
Et si tu t’offrais un accompagnement sur mesure pour créer un quotidien qui te ressemble vraiment ?
