Et si le grand amour commençait par toi ? 5 exercices pour apprendre à t’aimer
POURQUOI LE GRAND AMOUR COMMENCE VRAIMENT PAR TOI ?
Et si la relation la plus importante de ta vie n’était pas celle que tu cherches à l’extérieur, mais celle que tu entretiens avec toi-même ? Quand on est bien avec soi-même, on est bien avec les autres.
L’objectif n’est bien sûr pas d’aller dans les extrêmes : tomber amoureux·se de soi au point d’être égoïste, égocentrique voire narcissique, ni se détester et/ou être allocentrique (tendance à s’oublier et à se focaliser uniquement sur les autres).
Le défi est de trouver l’équilibre : avoir suffisamment d’amour-propre pour s’accepter, s’apprécier jusqu’à se (faire) respecter.
Pourtant, on peut vite douter, perdre confiance en soi et avoir une mauvaise estime personnelle.
Ces insécurités nous limitent, conditionnent souvent nos pensées, nos comportements et nos relations. Ce manque d’amour altère l’image que l’on a de soi, engendrant de l’autosabotage et dégradant notre rapport aux autres. Il nous pousse notamment à accepter des relations insatisfaisantes, dysfonctionnelles (fusionnelles, Trauma Bonding, dépendance affective, Love avoidant…) et/ou toxiques (manipulateur·trice, pervers·e narcissique…). Peut-être cherchons-nous inconsciemment que l’autre nous complète, nous répare et/ou nous sauve ? On s’évertue à trouver en lui/elle ce qui nous manque, qu’il/elle comble notre vide intérieur et satisfasse nos besoins… On lui donne malheureusement le pouvoir de faire notre bonheur ou notre malheur.
À l’inverse, quand on cultive l’amour de soi (self-love), on a conscience de notre valeur intrinsèque, on est à l’écoute de nos envies et besoins et on apprend à les combler. S’aimer est donc nécessaire pour bien vivre avec soi-même et avec les autres, ce qui nous permet d’entretenir des relations saines, durables et épanouissantes.

DÉFINITIONS : CONFIANCE EN SOI, ESTIME PERSONNELLE
ET AMOUR DE SOI
CONFIANCE EN SOI
Quand on a confiance en soi, on se sent en sécurité en soi-même. On sait se remettre en question lorsque nécessaire sans pour autant trop douter de soi-même. Cette assurance permet d’avoir la force d’oser s’exprimer librement et de passer à l’action, pour élargir notre zone de confort. On se fie à nos ressources personnelles, à notre capacité à choisir et à agir malgré les obstacles et en notre aptitude à rebondir en cas d’échec. Être sûr·e de soi, c’est croire en notre potentiel, en notre puissance intérieure. Et plus on accomplira de choses, plus on développera nos capacités et nos compétences, plus solide sera notre confiance en nous.
ESTIME DE SOI
Avoir une bonne estime personnelle, c’est avoir une opinion générale positive et réaliste de notre propre valeur. Quand on se perçoit comme une personne digne d’amour et de considération, on prend naturellement soin de nos besoins, envies et limites. On sait que l’on mérite le respect, alors on l’instaure dans nos relations. L’estime de soi repose sur le jugement que nous avons de nos capacités, de nos accomplissements (réussites comme échecs), etc. Cette autoévaluation est influencée à la fois par des facteurs externes (critiques, compliments, regards, attentes d’autrui…) et internes (nos pensées, nos émotions, notre dialogue intérieur…). Plus notre valeur personnelle reposera sur le jugement extérieur, plus elle sera fragile. Alors, pour avoir une bonne estime de soi, veillons à ne pas avoir soif d’approbation et de reconnaissance des autres ! Une faible estime de soi provient souvent de croyances limitantes dues à des conditionnements erronés (sentiment d’infériorité, messages contraignants, syndrome de l’imposteur…). Pour l’évaluer, il existe l’échelle d’estime de soi de Rosenberg (RSE).
AMOUR DE SOI
L’amour de soi, c’est être bienveillant·e envers soi-même, indépendamment des circonstances extérieures et des autres. C’est se traiter avec compassion et respect, s’encourager dans les bons moments comme dans ceux plus difficiles. C’est s’apprécier malgré nos défauts et nos erreurs, être fièr·e de nos accomplissements, du chemin parcouru et de notre évolution. Ce sentiment positif à notre égard nous amène à prendre soin de notre bien-être (envies et besoins) et de notre santé physique et mentale. Ainsi, on sait se ménager, s’autoriser des plaisirs et se protéger des dangers… On cultive ce qui est bon pour nous et on s’éloigne de ce qui est néfaste (situations, comportements, relations toxiques…). Quand on s’apprécie, on se sent sentir digne d’être aimé·e, on entretient des relations saines et épanouissantes.
LES BIENFAITS DE L’AMOUR DE SOI
Booster notre amour-propre avec à la clé :
- Passer du stress → À plus de sérénité.
- De la colère et/ou de la tristesse → À davantage de stabilité émotionnelle.
- Ne pas oser dire « non » → À fixer tes limites et refuser ce qui ne te convient pas.
- De la honte et/ou de la culpabilité excessive → À la paix intérieure.
- Du jugement de soi (dévalorisation, dénigrement…) → À la bienveillance et à l’autocompassion.
- Du conflit interne et/ou avec autrui → À un dialogue interne plus serein et à une communication aux autres moins violente (CNV).
- Du manque de respect de soi → À la considération de soi.
- De la frustration et de l’insatisfaction → À une vie alignée et pleine de sens grâce à des choix conscients (amour, famille, amie·s, travail…).
- De la peur de l’abandon (dépendance affective…), peur de l’étouffement (attachement évitant et/ou contre-dépendance) → À un amour sain (attachement sécure), à l’autonomie affective et aux relations respectueuses.
LES 5 INDICATEURS DU MANQUE D’AMOUR DE SOI
Pour repérer dès que l’on manque d’amour envers nous-même, observons notre corps, nos émotions, comportements, pensées (discours intérieur), paroles et relations.
Prendre conscience de ces signes est la première étape afin de remplacer l’autocritique en tolérance et bienveillance envers nous-même.
| 📍 INDICATEURS CORPORELS |
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| 📍 INDICATEURS ÉMOTIONNELS |
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| 📍 INDICATEURS COMPORTEMENTAUX |
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| 📍 INDICATEURS LINGUISTIQUES |
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| 📍 INDICATEURS RELATIONNELS |
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📍 Poitrine serrée |
📍 Honte diffuse ou intense |
📍 Perfectionnisme excessif, minimisation des réussites Culpabilité de se reposer/prendre du temps pour soi Suradaptation (s’ajuster aux attentes des autres ou de l’environnement au point de s’oublier soi-même, par peur de perdre l’amour, le lien, la sécurité affective ou la reconnaissance) |
📍 « Je suis nul·le », « pas capable de… » |
📍 Comparaison excessive aux autres |
5 EXERCICES POUR APPRENDRE À T’AIMER
5 exercices concrets et simples à faire au quotidien pour renforcer durablement l’amour de soi !
LE JOURNALING POSITIF
Grâce à cet exercice, j’alimente des ressources intérieures positives et développe une image de moi plus juste et positive.
Faire cette introspection, prendre conscience de mes qualités et valoriser ces atouts entraîne mon cerveau à se détacher de ce que je n’aime pas, pour reconnaître mes forces et célébrer mes réussites, boostant mon estime personnelle, ma confiance en moi et mon amour-propre.
Écrire :
- 5 choses que j’apprécie de ma personnalité (i.e. curiosité, générosité, humour…)
- 5 choses que j’aime liées à mon corps (i.e. regard, mains, vitalité, le fait d’être sportif·ive…)
- 5 de mes forces, compétences et/ou talents (i.e. être doué·e dans les langues, bien jouer du piano ou au football, être sociable…)
- 3 de mes qualités principales après les avoir demandées à 2 ou 3 proches
Prendre l’habitude de noter dans un carnet dédié ou sur mon téléphone/ordinateur :
- Chaque compliment dès que j’en reçois avec le prénom de la personne qui (me) l’a fait
- Tout accomplissement dont je suis fière (même petit 😊)
STOP À L’AUTOCRITIQUE → ÊTRE MON ALLIÉ·E
Moins de violence envers moi-même et plus de bienveillance.
Pour cela, je pratique l’autocompassion (selfcompassion, concept développé par Kristin Neff) dont le principe consiste à se traiter avec la même tolérance et affection que si je parlais à un·e ami·e traversant des difficultés. Ainsi, j’arrête de me dévaloriser, de ruminer le négatif, ce qui réduit ma souffrance émotionnelle.
En transformant la manière dont je me parle en paroles positives et constructives, je deviens mon allié·e plutôt que mon/ma propre pire ennemi·e.
Face à une difficulté, prendre l’habitude de me demander :
- « Si une proche vivait cette situation, que lui dirais-je ? »
- « Qu’est-ce que je lui conseillerais pour aller mieux ? »
- « Comment me comporterais-je avec lui/elle ? »
- « Quelle attitude aurais-je ? »
LE MIROIR AIMANT
Cet exercice du miroir est simple mais puissant pour sortir de l’autocritique et apprendre à m’aimer, à me traiter avec douceur.
Il révèle les failles de mon amour-propre en mettant en lumière mon juge intérieur qui m’autosabote.
Louise Hay est une célèbre auteure américaine de développement personnel, pionnière du travail d’affirmation positive face au miroir.
En alliant une gestuelle à ces vérités apaisantes, je crée des ancrages qui, répétés quotidiennement, renforcent ma sécurité affective interne et m’aident à nourrir plus d’amour et de calme.
1X/jour, pendant 3 à 5 minutes :
- Face à un miroir dans un endroit calme, je me regarde dans les yeux.
- Je me dis les mantras ci-dessous à voix haute, la main sur le cœur, avec bienveillance et douceur
- « Je t’aime. »
- « Je suis là pour toi.
- « Je m’accepte tel·le que je suis. »
- « Je fais de mon mieux. »
- « Je suis digne d’être aimé·e. »
- « Je mérite de me parler avec amour et respect. »
- À chaque mantra, j’observe ce qui se passe en moi :
- Est-ce que je suis gêné·e et/ou éprouve de la honte ?
- Est-ce inconfortable ?
- Ai-je les larmes aux yeux ?
- Des rires nerveux ?
- Un soupir apaisant ?
- Est-ce qu’un/plusieurs mantra(s) sonne(nt) faux ? Si oui, le(s)quel(s)
- Je prends conscience du/des mantra(s) qui a/ont sonné faux.
Je le(s) répète jusqu’à ce que je parvienne à y croire : “Fake it until you make it!”
Et quand ma petite voix critique me dit par exemple : « Tu es moche », « Tu es bête », « Tu es nul·le », je lui rétorque : « Tu mens ! ».
Me dissocier de ma pensée critique m’aide à ne plus y croire.
FOCUS SUR MES COMPORTEMENTS
Il est facile de confondre « comportements » et « identité ». Pourtant, « faire une erreur » n’est pas la même chose « qu’être une erreur ».
Si me critiquer durement de manière généralisée et répétitive est de l’autosabotage limitant (Fixed Mindset), évaluer mes comportements pour apprendre de chaque expérience (réussite, échec, erreur…) me donne l’opportunité de faire mieux la prochaine fois (Growth Mindset).
Ainsi, je ne juge plus qui je suis, qui affecte ma valeur personnelle, me fait stagner et cause mon mal-être (culpabilité, honte, tristesse…). L’idée n’est pas de transformer une pensée négative en une positive, mais de passer d’une pensée exagérée et erronée à une plus mesurée et juste. De la sorte, je remplace ce jugement sur mon identité par une critique concernant mon comportement spécifique, sur ce que j’ai fait concrètement.
Grâce à ce recadrage, je sors du jugement automatique : j’arrête de me dévaloriser, de douter de moi et de ma valeur, pour ne remettre en question que les comportements qui m’ont dérangé·e, me permettant de les modifier afin de progresser et d’apaiser mes émotions.
En pratique :
- Je repère dès que je me colle une étiquette négative (c.f. « l’étiquetage identitaire », l’une des 12 erreurs de pensée courantes) dans toute situation (vie pro et perso : travail, objectifs, projets, couple, famille, amie·s…).
❌ « Je suis [+ étiquette négative]. »
❌ « Je ne suis pas [+ étiquette]. » - Je la remplace par une observation sur mon comportement.
J’analyse les faits concrets qui m’ouvrent au progrès et au développement de mon potentiel.
✅ « Dans cette situation précise, j’ai fait [comportement précis]. »
Exemples :
❌ Autocritique identitaire
✅ Observation comportementale
| ❌ « Je suis nul·le. » |
| ✅ « Ma voix tremblait de stress lors de cet entretien d’embauche. » |
| ❌ « Je ne vaux rien. » |
| ✅ « Je n’ai pas performé cette fois-ci. Je me suis trompé·e et j’ai échoué à atteindre cet objectif précis. » |
| ❌ « Je suis trop fainéant·e. » |
| ✅ « J’ai repoussé cette action plusieurs fois cette semaine. » |
| ❌ « Je suis bête, tellement inculte ! » |
| ✅ « Je n’ai pas su répondre à cette question. » |
| ❌ « Je suis incapable de me maîtriser. » |
| ✅ « J’ai mangé au-delà de ma faim ce midi pour apaiser mon émotion. » |
| ❌ « Je suis faible. » |
| ✅ « J’ai n’ai pas osé dire « non » alors que je voulais refuser cette proposition. » |
| ❌ « Je suis bon·ne à rien/ incompétent·e… » |
| ✅ « Je n’ai pas encore les compétences nécessaires pour accomplir seul·e cette tâche. » |
| ❌ « Je suis vraiment méchant·e et pas capable de gérer mon enfant. » |
| ✅ « J’ai crié contre mon enfant hier soir, car j’étais très fatigué·e et énervé·e. » |
| ❌ « Je suis trop sensible. » |
| ✅ « J’ai parlé sous le coup de l’émotion et je le regrette maintenant. » |
LE POUVOIR DES LIMITES
Poser des limites claires, oser dire « non » calmement mais fermement, pour refuser les situations et/ou comportements qui ne me conviennent pas est un acte d’amour de soi.
En effet, en fixant mes limites, je prends en compte, exprime et protège mes envies et besoins. À l’inverse, si je manque d’amour envers moi-même, je peux avoir tendance à négliger mes aspirations jusqu’à tolérer parfois l’inacceptable.
Ainsi, la façon dont je me traite influence celle dont les autres vont se comporter avec moi. Si je me traite avec respect, je ferai en sorte que mes relations (ami·e·s, couple, famille, collègues…) soient respectueuses. D’ailleurs, une seule limite appliquée change déjà une relation !
Pour apprendre à fixer mes limites et à les faire respecter, je peux télécharger le « Guide des limites » (ebook gratuit) :
DIGNE D’AMOUR DÈS MAINTENANT
Finalement s’aimer, ce n’est pas attendre d’être une meilleure version de soi-même. C’est prendre conscience que l’on est déjà digne d’amour et se traiter avec douceur ici et maintenant.
Ainsi, on conjugue exigence saine et bienveillance envers soi-même. On pose des limites claires, on choisit nos relations au lieu de les subir, on est aligné·e avec nous-même dans notre lien aux autres. Alors, on s’éloigne de ce qui nous est néfaste pour avancer vers notre idéal de vie pro & perso.
Lorsque l’on s’apprécie véritablement et que l’on construit une vie qui nous ressemble, on émane liberté, confiance et bonheur. Cette cohérence intérieure devient naturellement attractive et inspirante.
ET DE TON CÔTÉ ?
Si tu veux vivre en paix avec toi-même, te traiter avec plus d’amour et de douceur, les séances de coaching sont là pour toi ! 😊
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