Comment gérer la déception et la surmonter ?

par Justine | 3 Déc 2020 | Gestion de la déception

Nous avons tous et toutes des projets, des rêves pour notre avenir. Nous pouvons par exemple désirer entrer dans une certaine université, obtenir un poste de travail spécifique, vivre en couple avec l’homme ou la femme dont nous sommes épris(e) ou encore acquérir un appartement, voire une maison, pour finalement échouer à l’obtenir.

Si la démarche dépend de nous, le dénouement est hors de notre contrôle. Une fois la réponse négative obtenue, il est naturel de remettre notre approche en question et de se demander ce que nous aurions fait différemment. Malgré le fait que, si c’était à refaire, nous aurions peut-être modifié notre stratégie et agi autrement, gardons à l’esprit que « nous sommes toujours plus intelligent(e)s après coup ».

Les 5 étapes du deuil liées à la déception

Essuyer une déception est évidemment désagréable et son processus s’apparente donc au deuil. Suite à la nouvelle incontournable, nous passons forcément par plusieurs phases. La psychiatre Elisabeth Kübler-Ross mentionne 5 étapes :

1. Le déni

C’est la phase initiale et la réaction au choc au moment d’apprendre la perte. C’est la décision consciente ou inconsciente de refuser d’admettre l’inévitable, que la situation est réelle. Il peut s’agir d’un diagnostic médical, d’une perte d’emploi, d’un décès ou de la gravité d’un problème quel qu’il soit.

2. La colère

Elle correspond à une réaction émotive et physique, par laquelle la personne tente d’accuser autrui, de trouver un(e) responsable de son vécu sur lequel/laquelle s’énerver, voire se venger. Le médecin est souvent la cible, lorsque cela concerne la maladie.

3. Le marchandage

C’est la phase de négociation. L’individu essaie de repousser l’inévitable. C’est le processus par lequel on cherche à s’éloigner de la situation réelle.

4. La dépression (ou la déprime selon moi si l’intensité émotionnelle est moindre)

Se rendant à l’évidence, nous sombrons. C’est la phase de profonde tristesse, causée par le sentiment d’impuissance ou de désespoir face à ce vécu incontournable.

5. L’acceptation

Enfin, le temps faisant effet, nous finissons par accepter ce qui nous arrive. Nous nous résignons et nous positionnons de la manière la plus opportune face à l’expérience douloureuse. Ainsi, un(e) patient(e) chez qui un cancer a été détecté pourra dès lors approuver la chimiothérapie, pour se guérir.

L’IMPORTANCE DE L’ÉTAT D’ESPRIT POUR GUÉRIR

Dans ces moments difficiles, nous pensons que seul le temps nous aidera à encaisser la nouvelle. Or notre état d’espritest un précieux allié pour surmonter plus facilement la tristesse. En faisant preuve de philosophie, nous diminuons l’intensitéet la duréede notre déception.

Je vivrais mieux la situation si je m’efforçais d’adopter une posture positive. Si je ne peux changer l’inévitable, je peux choisir comment me positionner face à mon vécu. Désespérer, ruminer, me plaindre n’aidera en rien et accentuera mon désarroi.

5 attitudes clés pour surmonter la déception

En revanche, certaines attitudes m’aideront à diminuer l’intensité et la durée de ma douleur, elles me permettront d’avaler plus rapidement la pilule, d’agir adéquatement pour me guérir ou sortir grandi(e) de cette difficulté. Les voici :

  • Savoir que cet état ne perdurera pas.
    Il est fondamental de comprendre que cet état de désespoir s’apparentant à une boîte noire, sans issue, n’est pas éternel. Ainsi, je m’accroche à la lueur qui m’attend au bout du tunnel. Je sais qu’une issue lumineuse aboutira tôt ou tard et j’ai confiance, ce qui m’aide à prendre mon mal en patience.
  • Faire preuve de discernement.
    Certaines personnes ont une si piètre estime d’elles-mêmes qu’elles s’exclament : « Tout ça est de ma faute ! ». Elles sont absolument persuadées que tout est de leur faute, alors que rien n’est jamais totalement blanc ou noir. Il est important de discerner ce qui dépend véritablement de leur comportement passé, de ce qui dépend de l’attitude d’autrui ou bien d’aléas de la vie.
  • Apprendre de ce qui m’arrive.
    Me demander : « Qu’est-ce que je peux tirer de cette expérience ? », ou « Qu’est-ce que je ferai mieux la prochaine fois ? », ou encore « Comment puis-je améliorer ma gestion émotionnelle et la valorisation de mes qualités pour un entretien d’embauche ? ». Avec cette approche, je peux a minima sortir grandi(e) de cet événement.
  • Relativiser pour dédramatiser.
    Comparer ce qui m’arrive à pire m’aide à relativiser. Cette attitude me permet de me dire : « J’ai perdu cet être cher, mais, au moins, j’ai connu le vrai amour. » ou « Je n’ai pas obtenu ce poste, mais au moins j’ai un toit et de quoi manger. », etc.
  • Avoir la foi.
    Me répéter que « tout est juste », que « quelque chose de meilleur m’attend », « qu’il y a une raison à tout, même si je l’ignore en ce moment et qu’il m’est difficile de le croire en cet instant », « qu’un avenir lumineux arrive », etc. C’est plus facile à dire qu’à faire dans ces moments-là. Or, ça ne coûte rien de se répéter ces mantras positifs et surtout cela nous aide à accepter la situation et donc à diminuer notre souffrance.

Mes croyances positives m’apportent la foi, plutôt que le désespoir, l’Amour plutôt que la haine, le courage plutôt que la fuite, la vie plutôt que la destruction.

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