Ma gestion émotionnelle : clé pour être zen

par Justine | 8 Avr 2021 | Gestion émotionnelle

QU’EST-CE QU’UN DÉCLENCHEUR ÉMOTIONNEL ?

Notre cerveau ne différencie pasle passé du présent. Ainsi, lorsqu’un stimulus visuel, auditif, olfactif, kinesthésique ou gustatif lui rappelle un événement blessantou traumatisant de notre passé, il déverse en nous le même tsunami émotionnel que celui vécu lors de l’épreuve originelle. Ce phénomèneest ce qu’on appelle en psychologie un « déclencheur » (ou « Trigger »).

Bien que les déclencheurs soient très différents d’une personne à l’autreselon son histoire personnelle, certains sont relativement fréquents. Les stimuli peuvent, par exemple, résulter d’un déclencheur :

VISUEL

  • Toute ressemblance physiqueouvestimentaire qu’une personne a avec notre violeur, cambrioleur, etc.
  • Tout objet similaire à celui utilisé ou présent lors de notre agressionou durant toute autre expérience douloureuse.
  • Toute scène violente dans un film faisant ressurgir des flash-back de mon propre vécu.
  • Tout médecin en blouse blanche que j’associe au cancer de mon père.
  • Le lieu dans lequel je me trouvais lorsque j’ai apprissondécès.
  • Unepériodede l’année ou de la journée durant laquelle l’événement douloureux, voire traumatisant, a eu lieu, notamment durant les vacances ou en plein milieu de la nuit.
  • Toute situation similaire. Par exemple lorsque beaucoup de regardssonttournés vers moi, un sentiment de honte s’installe en moi.

AUDITIF

  • Unechansonque j’écoutais lorsque j’ai eu mon accident.
  • Le bruit du tonnerre qui grondait lorsque j’ai appris que j’étais violemment licencié(e).
  • Tous les sons évoquantlacolère, tels que les cris,l’agressivitéet lesinjures, qui me rappellent mes parents qui se hurlaient constamment dessus.
  • Tous les sons représentantla tristesse (pleurs, etc.).

KINESTHÉSIQUE

  • Toute activité qui me rappelle ce que je faisais lors du choc émotionnel. Par exemple la conduite, si j’ai connu un accident de voiture violent ou la cueillette de cerises, si j’ai appris la mort de mon ami ce faisant.
  • Tout ce qui vient subitement dans ma direction. Par exemple un chien qui court vers moi, me faisant revivre cette violente morsure ou encore des hommes marchant dans la nuit dans ma direction, ou la manière dont on pourrait me toucher, m’évoquant l’abus dont j’ai été victime.
  • Tout sentiment qui me renvoie à la manière dont je me sentaislors de la blessure. Par exemple, le sentiment de solitude ressenti lors de mon interminable attente du retour de mes parents, quand j’étais délaissé(e), seul(e) à la maison en pleine nuit.

OLFACTIF

  • Toute odeur me remémorantl’événement douloureux ou traumatisant. Par exemple : celle de l’encens émanant durant les funérailles d’un proche, les effluves d’alcool m’évoquant l’alcoolisme de mon père, le tabac me rappelant ce qui a causé le cancer de la gorge de ma mère.
  • Toute odeurm’évoquant moncauseur de trouble. Par exemple le parfum de mon agresseur, le déodorant de mon ex.

GUSTATIF

  • Tout ce qui se rapporte à ce que j’ai consommé juste avant, pendant ou après l’épreuve, qu’il s’agisse d’un aliment, d’une boisson, d’un tabac, etc. que je connecterai à l’événement.

Tous cesstimuli chargés en signification ont ancré en nous les émotions et sentimentsassociés à ceux vécus durant l’épreuve. C’est pour cela qu’on les appelle des « ancrages ».

On sait qu’un déclencheur agit en nous dès que notre réaction est démesurée par rapport au stimulus. En effet, une personnen’ayant pas vécu notre blessure ou traumatisme, neréagirait pas violemment face à ce même stimulus.

L’effet est une amplification et suis un ordre chronologique accéléré :

1. UN TSUNAMI ÉMOTIONNEL SE DÉCLENCHE…

Ainsi jeressensdesémotionsdésagréables, telles que la peur, latristesse, lacolèreou des sentimentsenvahissants comme l’anxiété, l’angoisse, la honte, l’injustice, la jalousie, etc.

2. DES SENSATIONS DÉSAGRÉABLES EN DÉCOULENT…

Mes émotions et sentiments provoquent des réactions physiques très inconfortables, telles que des palpitations, des tremblements, des tensions, des rougeurs, un étouffement, etc.

3. ET ENGENDRENT DES RÉACTIONS DÉMESURÉES

Ces émotions, sentiments et sensations aussi intenses que désagréables dans mon corps et dans mon esprit me font réagir de manière impulsive et disproportionnée en comparaison avec ce qui m’arrive.

La blessure peut être créée par : un sentiment d’abandon initié lorsque ma mère me laissait pleurer dans la rue tout en continuant à avancer sans moi ; une trahison de ma sœur qui a manqué à sa parole alors que je lui faisais confiance ; un professeur m’humiliant devant l’ensemble de la classe, car je ne trouvais pas la bonne réponse ; une blessure de rejet vécue lorsque mes camarades ne m’acceptaient pas dans leur jeu ; un sentiment d’injustice après avoir été accusé à tort de manière répétitive, etc.

Le traumatisme peut notamment être lié à : un abus physique ou sexuel, une perte violente, un accident, le fait d’avoir frôlé la mort, failli se noyer, connu une maladie grave, etc.

Généralement, nos souffrances présentes se rattachentaux blessuresde notre passé.

Par ailleurs, plus l’événement douloureuxest ancien(remontant éventuellement à notre petite enfance) et répété, plus la blessure sera profonde et sa cicatrice indélébile.

Plus l’événement douloureux est ancien et répété, plus la blessure sera profonde et sa cicatrice indélébile.

POURQUOI VOULOIR APPRENDRE À GÉRER NOS DÉCLENCHEURS ÉMOTIONNELS ?

Parce que nos déclencheurs émotionnels sont à la fois épuisants, douloureuxet parce qu’ils affectent notre qualité de vie.

Puis, provoquant nos comportements impulsifs, passifset/oudestructeurs, ils dégradentnotrecommunicationet sontnéfastesànos relations.

De la sorte, cerner nos blessures passées permet de retrouver notre calme intérieur. Ainsi j’optimise mon présent et permetà mon futurun potentiel sereinet positif. Passant de la réaction à la « proaction », ma vie est de la sorte façonnée ! Mes relations n’en sont qu’améliorées !

COMMENT GÉRER LE DÉCLENCHEUR EN PLEIN TSUNAMI ÉMOTIONNEL ?

  • Prendre conscience de mes signaux corporels indiquant qu’un déclencheur s’est activé en moi. Les indicateurs sont les changements dans ma respiration(plus rapide et superficielle), dans ma posture (de fermeture, de repli sur moi-même ou d’agressivité), de l’apparition de rougeurs (signalant une montée de colère ou un sentiment de honte)…
  • Revenir à ma respiration immédiatement, pour me recentrer et retrouver un souffle calme, lent et profond. Calmer ses pensées pour revenir constamment à son corps et relaxer toutes les tensions une à une. La répétition permet d’améliorer notre gestion émotionnelle, nos réactions impulsives et de retrouver notre sérénité intérieure.
  • Me répéter un mantra tel que : « Cette croyance est fausse, c’est mon passé qui se rejoue en moi et je refuse de me laisser dominer par elle » ou : « Ce comportement me dessert, je refuse de le laisser dominer » et en choisir un plus constructif.

ANTICIPER MES DÉCLENCHEURS FUTURS DIMINUE LEUR FRÉQUENCE
ET LEUR INTENSITÉ

Pour ce faire :

 

  • Identifier 3 à 5 de mes déclencheurs émotionnels principaux, qui affectent ma sérénité, me stressent et me posent un problème. Il s’agit de mes réactions habituelles qui me desservent et de mes comportements répétitifs problématiques au sein de mes relations.
  • Remonter à leur origine, c’est-à-dire à la blessure source, pour examiner et comprendre ce qui se passe en moi. Ainsi, je me donne la possibilité de remplacer ces réactions spontanées qui me lèsent.
  • Repérer mes croyances limitantesdécoulant de cette blessure. Découvrir en quoi celles-ci sont limitantes. Comprendre qu’elles sont erronées et trouver de quelle manière les remplacer.
  • Puis choisir de nouvelles croyances enrichissantes avec lesquelles remplacer les anciennes. Au début il est nécessaire de faire semblant que l’on y croit, jusqu’à finalement adhérer à cette nouvelle croyance constructive.
  • Remplacer mes mécanismes de « faire face » destructeurs par des fonctionnements sains. Par exemple, décider d’aller marcher (mécanisme de « faire face » sain), plutôt que de boire ou de fumer (mécanismes de « faire face » destructeurs) la prochaine fois que je serai sous l’emprise d’émotions désagréables.
Il s'agit du titre " autres articles de cette catégorie ".

Coaching

Et si tu t’offrais un accompagnement sur mesure pour créer un quotidien qui te ressemble vraiment ?